Le match se joue à un souffle

Le match se joue à un souffle

Le Rocher a cru au basculement. Le tableau dit 84–87 pour Lausanne, trois petits points et un goût d’inachevé. Si proches… et si loin à la fois. À force de tomber d’un rien, le trou se creuse au classement. Et c’est exactement ce qui rend cette défaite difficile à digérer.

Nyon n’a pas mal joué. Au contraire. Meilleure adresse globale (52%), mieux à deux points (57%) et au large (36%). Le ballon a vécu, les coupes ont trouvé preneur, l’attaque a produit. Mais la partie s’est jouée ailleurs, sur les micro-équilibres qui décident d’un match : la ligne des lancers (32 tentatives pour Lausanne contre 24), quelques possessions mal gérées au retour d’un temps mort, un rebond libéré au pire moment. Addition légère, facture lourde.

Individuellement, Capitaine Killian Martin a mené l’effort (22 points, 9 rebonds, 4 passes). Emeka Obukwelu a donné du volume intérieur (19 points, 9 rebonds). Karl Chavis a tenu le choc (15 points) et Clayton Le Sann a pesé dans le sillage (14 points, 4 passes). Plus discret au scoring, Malyk Rebetez a distribué les clés (11 passes) et orchestré le tempo. Jason Hatch, Zachary Harvey-Seutcheu, Eddy Flores et Livio Riboni ont apporté les rotations nécessaires dans un duel physique.

Le constat est froid : ce Nyon-là produit suffisamment pour gagner. Ce Nyon-là perd encore parce que la marge d’erreur est infime, et qu’elle penche trop souvent du mauvais côté. La solution n’a rien de magique : tenir la ligne (discipline défensive sans faute inutile), closer le rebond, convertir à haut pourcentage sur la ligne et garder la tête claire sur les deux ou trois possessions qui font basculer une soirée.

Le calendrier n’attendra personne. À nous d’arrêter l’hémorragie, match après match, en transformant ces bons contenus en points au classement.

#LetsgoNyon 🔵⚪

Crédit photo : Andy Meier | @am_inthepaint

Auteur : Gilles Huguenin